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Château de la Loire : ABBAYE DE FONTEVRAUD
Ultime demeure des Plantagenêt, l'Abbaye de Fontevraud est l'un des plus importants ensembles monastiques subsistant en France.
On peut aujourd'hui admirer les remarquables gisants de Henri II comte d'Anjou et roi d'Angleterre, d'Aliénor d'Aquitaine, son
épouse, de Richard coeur de Lion leur fils et leur bru Isabelle d'Angoulême. C'est aussi le refuge des filles royales qui se
retirent du monde : 36 abbesses dont la moitié de sang royal s'y succèdent de 1115 à 1789.
Avec la large nef aux chapiteaux délicatement sculptés, l'église Abbatiale du XIIème siècle démontre les liens qui ont unis les
possessions aquitaines et angevines à l'empire Plantagenêt. Le transept et le choeur suivent le modèle des abbayes bénédictines
où l'abondance de la lumière et des lignes verticales symbolisent magnifiquement l'élan vers Dieu.
Seule cuisine romane parvenue jusqu'à nous, la cuisine de Fontevraud est aussi célèbre pour sa toiture de pierre taillée en ardoise.
Château de la Loire : CHINON
Dominant la Vienne, le plateau de Chinon finit en éperon, presque à toucher la rivière. Cet éperon, fortifié dès les Romains, connaît
pendant dix siècles une histoire confuse et tragique.
Trois maîtres dans l'art des fortifications ont surtout laissé leur empreinte sur le château fort actuel : deux rois d'Angleterre,
Henri II et Richard Coeur de Lion, un roi de France, Philippe Auguste. C'est en 1205, après un siège de huit mois, que ce dernier enlève
la place aux Plantagenêts. Avec Charles VII débute, pour Chinon, une page d'histoire. Charles VII n'est que le "roi de Bourges" quand,
en 1427, il installe sa petite cour à Chinon. En 1429, Jeanne d'Arc reconnaît dans la grande salle illuminée de 50 torches Charles VII
le gentil dauphin, dissimulé au milieu de 300 gentilshommes ; de de cette pièce , il subsiste les vestiges de la cheminée monumentale.
Jeanne d'Arc repart de Chinon à la tête d'une armée pour accomplir son miraculeux et tragique destin.
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Château de la Loire : USSÉ
Ussé est caractéristique de la transition entre la forteresse médiévale et la résidence d’agrément de la renaissance. Il s’agit d’une
demeure seigneuriale de plaisance, dont le logis, s’ouvrant sur une cour intérieure, était entouré d’un système complet de fortifications.
Bâti au XVe, XVIe et XVIIe siècles par les familles Bueil et Epinay, le château s’est transformé peu à peu en résidence d'agrément et a
toujours été propriété privée. Placé sur le pont à 200 mètres du château, on comprend comment cette vision de ”château de conte de fées”
aurait inspiré à Charles Perrault ”La Belle au bois dormant”.
Château de la Loire : AZAY LE RIDEAU
Au Moyen-âge, les seigneurs de Tours construisent un château sur une île au milieu de l'Indre pour protéger le passage de la route menant de Tours à Chinon.
En 1119, le seigneur Ridel d'Azay donne à la ville son nom d'Azay le Rideau. A la fin du XVème siècle, Martin Berthelot, maître de la Chambre aux deniers du roi,
achète le château et le lègue à son fils Gilles Berthelot peu avant la bataille de Marignan (1515). Général des finances du royaume puis Trésorier de France,
Gilles Berthelot débute les modifications de l’édifice en manifestant son engouement pour la Renaissance italienne. Il fait construire deux autres logis avec
quatre tours qui donnent à l'ancienne forteresse sa forme en "L". Cet édifice inaugure ainsi l'ère des demeures de plaisance qui allient le charme du château
à la française à la majesté des palais italiens. Le plan architectural évolue ainsi autour d’une vaste cour lumineuse. L’eau, qui isole l’édifice, prend alors
une place prépondérante dans l’harmonie de l’ensemble.
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